LES CHRONIQUES DE LILIA - EPISODE 5

« Keep calm and trouves ta robe ! »

Très vite, il fallut penser à LA robe. Celle dont tu rêves depuis l’âge de 5 ans, celle que tu as imaginée des centaines de fois, chaque fois plus magique, chaque fois plus élégante. Pourtant, à l’instar de la plupart d’entre nous, le premier essayage a été d’une violente déception : je souhaitais une robe bustier, marquant la taille avec un jupon digne des robes de la princesse Sissi et une traîne digne de Lady Diana à l’occasion de son propre mariage. Malheureusement, d’un rapide demi-tour sur le podium du salon d’essayage, je découvrais mon reflet : je ressemblais à une choucroute garnie. Le jupon m’évoquait une meringue italienne s’inclinant vaguement. Et si jamais je ne m’en étais pas rendue compte par moi-même, j’avais la tête décomposée de l’amie qui m’assistait pour me le rappeler…

Un changement de direction à l’opposé comme à l’habitude depuis le début de cette organisation de mariage s’imposait : je voulais désormais quelque chose d’ultra simple, de fluide, de léger. Pas de chichi, pas de strass, pas de dentelle étouffante, pas de jupon… Pour faire quand même plaisir à ma maman, j’ai essayé sa propre robe de mariée : il paraît que le vintage revient à la mode. Mais sans grande surprise, cet ensemble était vraiment d’un autre temps (je ne m’étendrai pas sur ce sombre épisode de l’avant-mariage où ta mère pleure l’Océan Atlantique quand elle t’aperçoit dans sa propre robe).

Donc très curieusement, je recherchais désormais la robe la plus simple et la plus élégante qui soit. J’avais déjà repéré une créatrice parisienne dont les robes m’avaient tapé dans l’œil, malheureusement, je ne sais pas d’où nous sort cette capacité, à nous les femmes, à toujours choisir les vêtements les plus chers même dans une boutique où aucun prix n’est affiché, mais le coût de ces jolies robes était bien trop élevé eu égard au fond de mon porte-monnaie. Donc j’ai joué, j’ai pris un des plus gros risques de cette organisation. J’ai profité d’un petit voyage en Thaïlande avec mon amoureux pour faire confectionner ma robe de mariée. Renonçant cependant à un plagiat de cette créatrice, nous dirons que je m’en suis vaguement inspiré, mais sincèrement, cette étape m’a fait traversée des émotions de détresse morale et d’angoisse que sincèrement je ne renouvellerai pour rien au monde. La barrière de la langue associée à un faible vocabulaire anglais en « couture » de ma part a fortement compliqué les choses. Mais le résultat final n’était pas si mal même si j’ai dû renoncer à quelques éléments…

Le choix des tenues des mariés impliquait aussi que j’ai un regard « bienveillant » sur la tenue de mon amoureux. Ce que je vais dire relève de la plus grande objectivité : mon chéri est mal foutu (mais je l’aime fort). Je m’explique : épaules larges, taille fine, jambes arquées (je précise qu’il a un super postérieur). Donc autant dire que lui trouver un costume qui parvienne à mettre son petit corps en valeur semblait compliqué. Donc j’ai craqué dans les rues de Bangkok, j’abandonnais son corps sous le mètre ruban d’un tailleur. Et à mon agréable surprise, mon futur mari vêtu de son costume sur mesure avait créé en moi un flot de papillons jusque dans le bout de mes doigts : qu’il était sexy cet homme bien vêtu sous mes yeux (miam miam). Et c’est comme ça que nous avons vécu notre voyage (de noces) pré-mariage. C’était pour nous une manière détournée de lier l’utile à l’agréable.

La suite, c'est mardi prochain !


LES CHRONIQUES DE LILIA

Qui est Lilia? "J'ai 30 ans, je me suis mariée le 16 décembre 2015 à l'issue d'un long périple et d'une organisation express en 3 semaines (paradoxal, non?). L'élu s'appelle "Pilou". Nous sommes tous les 2 militaires, chacun dans une spécialité très prenante en terme d'emploi du temps, et imposant de multiples départs à l'étranger au pied levé, ayant compliqué l'organisation du grand jour."